En pleine campagne électorale de 2026, Antoine Bien-Aimé Obam Ondon, porte-parole Paix et Souveraineté nationale du candidat Denis Sassou N’Guesso, présente une doctrine axée sur la protection et la vision. Entre modernisation militaire et autonomie économique, l’objectif est clair : transformer la stabilité actuelle en un rempart technologique et alimentaire pour le Congo.
Le Journaliste : Monsieur le porte-parole, nous sommes à l’aube de l’élection de mars 2026. Votre camp lance un slogan fort, presque martial : « DSN, notre Bouclier, notre Boussole ».
Dans un monde moderne, n’est-ce pas un langage défensif ? De quoi devons-nous nous protéger ?
M. Obam Ondon : Ce n’est pas du défensif, c’est du réalisme stratégique. Regardez le monde, regardez l’Afrique centrale. Le « Bouclier », c’est l’expérience de Denis Sassou N’Guesso.
C’est la garantie de la stabilité de nos institutions face aux chocs exogènes. Dans l’inconscient collectif congolais, DSN est le rempart contre le chaos.
Le Journaliste : Et la « Boussole » ?
M. Obam Ondon : C’est le pragmatisme. La stabilité ne suffit pas, il faut une direction.
La boussole, c’est sa diplomatie pragmatique qui assure la paix et balise le chemin vers notre développement. C’est la capacité à naviguer dans les eaux troubles de la géopolitique mondiale sans perdre notre cap national.
Le Journaliste : Vous parlez de chaos. Pourtant, certains observateurs, et une partie de l’opposition, estiment que cette stabilité est un acquis naturel et réclament du changement pour le changement. Que répondez-vous ?
M. Obam Ondon : Je leur réponds par une image simple : on ne rénove pas une maison pendant un tremblement de terre. Regardez nos voisins. La sous-région est marquée par des instabilités chroniques.
Le Congo est aujourd’hui un îlot, un « sanctuaire » de stabilité.
Le Journaliste : Est-ce de la chance ?
M. Obam Ondon : Absolument pas. C’est le résultat d’une gouvernance sécuritaire experte et d’une diplomatie d’anticipation. Croire que la paix est naturelle est une erreur. C’est ce que nous appelons la « fatigue de la paix ».
La paix est une conquête permanente. Voter DSN, c’est sécuriser cet acquis vital face à l’incertitude d’alternatives non éprouvées.
Le Journaliste : Parlons souveraineté. Le terme est à la mode. Mais concrètement, en 2026, la souveraineté du Congo est-elle menacée ?
M. Obam Ondon :
La menace a changé de visage. Elle est devenue hybride. L’ennemi n’est plus seulement à nos frontières physiques, il est dans nos téléphones, via la désinformation et la cyber-influence qui visent à délégitimer l’État.
C’est pourquoi nous passons à la doctrine de la « souveraineté intégrale ».
Le Journaliste : Qu’entendez-vous par « intégrale » ?
M. Obam Ondon : Être souverain, ce n’est plus seulement avoir un drapeau. Un pays qui importe tout ce qu’il mange n’est pas libre.
Un pays qui ne maîtrise pas son énergie n’est pas souverain. Avec le président Sassou N’Guesso, nous lions désormais la sécurité militaire à la souveraineté alimentaire et économique. C’est le patriotisme de protection.
Le Journaliste : Les mots sont forts, mais quelles sont les mesures concrètes ? Comment allez-vous adapter notre défense à ces menaces technologiques dont vous parlez ?
M. Obam Ondon : Le président propose un « Pacte républicain de défense ». C’est une loi-cadre pour 2026-2031. Fini le tout-terrain classique : nous allons vers la modernisation technologique : drones de surveillance des frontières, cyberdéfense et systèmes anti-drones.
Le Journaliste : Et sur le plan économique pour garantir cette souveraineté ?
M. Obam Ondon : Nous annonçons la création d’un « Conseil national de la souveraineté », rattaché à la Présidence. Sa mission sera d’auditer les grands contrats internationaux (mines, forêts) pour vérifier qu’ils respectent nos intérêts stratégiques et le transfert de technologie.
Le Congo coopère avec tous, mais ne se soumet à personne.
Le Journaliste : Une dernière question pour la jeunesse. Beaucoup n’ont pas connu les troubles passés. Comment les intéresser à ce discours sécuritaire qui peut leur sembler lointain ?
M. Obam Ondon : Nous allons lancer les « Sentinelles de la paix ». C’est un programme de service civique innovant pour les 18-25 ans, mêlant formation professionnelle et éducation citoyenne.
Le Journaliste : Le mot de la fin pour nos téléspectateurs ?
M. Obam Ondon : La paix n’est pas un silence, c’est une action. C’est l’école qui ouvre, le marché qui fonctionne. DSN est le seul candidat qui possède la stature internationale — pensons à son rôle sur la Libye ou au Fonds Bleu — pour garantir que la voix du Congo compte.
La Direction locale de campagne de Goma Tsé-Tsé a effectué, le vendredi 06 mars 2026,…
La campagne présidentielle s’intensifie dans le département de la Cuvette. À Makoua, la professeure Delphine…
Dans le cadre de la campagne présidentielle, le président national du Mouvement congolais pour la…
La République de Maurice a célébré la Journée africaine de l’environnement et de Wangari Maathai…
Dans la perspective de l’élection présidentielle de 2026, les mutuelles et associations de la deuxième…
Dans le cadre de la campagne pour l’élection présidentielle de 2026, le candidat Dave Mafoula…