En marge de la COP30 à Belém, la Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale (BDEAC) réunit les partenaires techniques et financiers pour une pré-table ronde consacrée au financement du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo. L’objectif : mobiliser jusqu’à 10 milliards de dollars pour soutenir l’économie bleue, la transition bas-carbone et les initiatives climatiques dans le deuxième poumon écologique de la planète.
À Belém, au cœur de l’Amazonie brésilienne, la Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale (BDEAC) prend les devants du financement climatique en Afrique centrale. En marge de la 30ᵉ Conférence des Nations unies sur le climat (COP30), l’institution financière régionale organise une pré-table ronde des bailleurs de fonds en partenariat avec la Commission Climat du Bassin du Congo (CCBC).
Cette rencontre technique vise à renforcer la mobilisation des ressources autour du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo (F2BC). Ce mécanisme régional, porté par les pays membres de la CCBC, ambitionne de lever jusqu’à 10 milliards de dollars américains pour financer des projets d’économie bleue, de décarbonation et de développement durable dans la sous-région. « L’enjeu est de structurer un portefeuille de projets capables d’attirer les bailleurs et investisseurs institutionnels tout en maximisant l’impact socio-économique et environnemental », déclare un représentant de la BDEAC.
Un levier pour la résilience climatique
Le Fonds Bleu soutient des programmes liés à l’énergie propre, à la gestion durable des forêts, à l’agroforesterie, et à la protection communautaire des écosystèmes. Ces secteurs stratégiques sont essentiels pour les pays du Bassin du Congo, dont les forêts absorbent près de 1,5 milliard de tonnes de CO₂ chaque année, un rôle vital pour l’équilibre climatique mondial.
Désignée gestionnaire des ressources du Fonds depuis 2024, la BDEAC multiplie les consultations régionales afin d’identifier les projets prioritaires et de renforcer les mécanismes d’absorption des financements climatiques. Les besoins de la sous-région demeurent considérables, estimés à plusieurs milliards de dollars par an pour répondre aux défis du développement durable et de l’adaptation au changement climatique.
Belém, symbole d’une coopération Sud-Sud
Le choix de Belém, ville hôte de la COP30, symbolise la coopération entre les deux grands bassins forestiers tropicaux de la planète : l’Amazonie et le Bassin du Congo. Ces deux poumons verts font face à des enjeux similaires (déforestation, exploitation minière, urbanisation et vulnérabilité des populations locales) mais partagent aussi une même volonté : agir pour la planète.
À travers cette initiative, la BDEAC envoie un signal fort à la communauté internationale. L’Afrique centrale veut être un acteur de solutions et non une simple victime du changement climatique.
La table ronde officielle des bailleurs de fonds, prévue dans les prochains mois, doit concrétiser cette ambition. Elle permettra de transformer les promesses de Belém en engagements financiers concrets, au service d’une économie verte, inclusive et durable dans le Bassin du Congo.
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