Environnement

DES FUTURS JOURNALISTES INITIÉS À L’ÉCONOMIE BLEUE DURABLE

Dans le cadre d’une formation d’un mois, des journalistes et apprenants en techniques de reportage ont effectué une descente pédagogique au port public de Brazzaville et au site de Yoro. Une immersion destinée à leur faire comprendre les enjeux de l’économie bleue, encore largement absente du traitement médiatique congolais.

Initiés depuis plusieurs semaines aux fondamentaux du reportage, les apprenants encadrés par le formateur Alexis de la Rivière sont passés à la phase pratique de leur apprentissage. Après un module théorique consacré à l’économie bleue, ils ont été conduits dans les installations du port public de Brazzaville, principalement au Terminal à bois du Congo (TBC), afin de confronter leurs connaissances aux réalités du terrain.

Pour le formateur, intégrer ce thème était indispensable. « L’économie bleue n’est quasiment pas traitée dans nos rédactions. Les journalistes ne maîtrisent pas ce domaine, pourtant stratégique pour l’environnement et le développement économique. D’où la nécessité d’introduire ce module et de les emmener sur le terrain », souligne Alexis de la Rivière.

Cette immersion vise à aider les apprenants à trouver de nouveaux angles de reportage autour d’un secteur encore méconnu mais essentiel. Sur place, les participants ont pu distinguer les pratiques relevant d’une économie bleue durable de celles encore marquées par l’informel.
Mercia Diana Biany relève la différence entre les activités observées au port de Yoro (caractérisées par des déchets jetés dans l’eau ) et celles, plus organisées, du TBC. « C’est ici que j’ai mieux compris la notion d’économie bleue durable », dit-elle.

Les apprenants ont également observé le rôle économique du port, mais aussi son impact environnemental, au cœur des enjeux actuels.

Autre constat marquant : les conditions de sécurité variables selon les acteurs.
« Nous avons vu des travailleurs équipés de gilets, d’autres exerçant les mêmes activités sans aucune protection. Ce n’est pas qu’il y a des activités sécurisées ou non : chacun applique les mesures différemment », explique Blanche Essimo.

Ces observations nourriront leurs futurs sujets sur la sécurité portuaire, les risques professionnels ou encore la gestion des flux maritimes.

La formation s’achèvera par un exercice grandeur nature. Chaque apprenant devra écrire et monter un reportage inspiré de cette descente sur le terrain. Ces productions seront présentées lors de la cérémonie de remise des certificats de fin de formation, marquant ainsi la concrétisation de leurs acquis.

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Vivace MAMBOUANA

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