À quelques jours du lancement du baccalauréat 2025, le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation a dressé un état des lieux du système éducatif. Il a réaffirmé la volonté du gouvernement de garantir des examens crédibles, équitables et sans faille organisationnelle.
Face à la presse le 14 juin, le ministre de l’Enseignement Préscolaire, Primaire Secondaire et de l’Alphabétisation a indiqué que 94 958 candidats répartis sur 264 centres prendront part au baccalauréat cette année. Selon lui, tout a été mis en œuvre pour que ces évaluations se déroulent dans les meilleures conditions possibles. La mobilisation des jurys a déjà commencé, avec un acheminement des équipes vers les différents centres d’examen à travers le pays.
Le Jean Luc Mouthou a martelé le mot d’ordre de cette session : « Bac erreur zéro ». Ce slogan, promu par le Président Général des jurys, traduit une exigence de rigueur, d’intégrité et de professionnalisme dans l’organisation et la correction des épreuves. « Tous les acteurs doivent jouer leur rôle pour garantir un baccalauréat propre, sans tache ni contestation », a-t-il insisté.
Une année scolaire apaisée
Contrairement aux années précédentes, l’année scolaire 2024-2025 s’est déroulée dans un climat relativement serein. Le ministre s’est félicité de la baisse des violences scolaires, qu’il attribue à des mesures comme l’uniformisation des tenues. Cette atmosphère paisible aurait, selon lui, permis aux élèves de mieux se concentrer sur leur apprentissage.
Autre point fort de sa communication àla presse, la lutte contre les fraudes, notamment le phénomène de double inscription au bac général et technique. Le MEPPSA a dénoncé une pratique anormale, assimilable à une tentative de fraude. Il a annoncé qu’à partir de 2026, les deux bacs pourraient être organisés aux mêmes dates pour éviter ce genre de dérives.
Le ministre a lancé un message d’encouragement aux candidats, les invitant à miser sur leurs efforts personnels et à éviter les raccourcis frauduleux. « Le bac, c’est une étape essentielle, mais c’est aussi un engagement pour soi, pour sa famille et pour la nation », a-t-il déclaré. Il a rappelé que chaque jeune représente un potentiel pour le développement du pays, et que l’école doit rester le principal levier d’ascension sociale.
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