Société

LE COMMANDEMENT DES FORCES DE POLICE ORDONNE LE DÉSENGORGEMENT DES CELLULES DE GARDE À VUE

Face à la surpopulation des cellules de garde à vue et aux risques que cela engendre, la hiérarchie policière congolaise ordonne un allègement immédiat des effectifs de personnes retenues, tout en garantissant leurs droits.

Dans une note portant le numéro n° 211/MID/CFP-CAB, publiée le 04 juin 2025, le commandement des forces de police de la République du Congo instruit les commandants de la police judiciaire ainsi que les responsables territoriaux des forces de police à procéder au désengorgement immédiat des locaux de garde à vue.

Cette instruction signée par le Général de police de 1ère classe André Fils OBAMI-ITOU, intervient dans un contexte de saturation des cellules de détention temporaire, souvent utilisées pour garder les personnes interpellées dans le cadre d’enquêtes judiciaires. Le commandement reconnaît que, même si cette pratique est dictée par les nécessités d’enquête, elle ne saurait se faire au mépris de la loi ni des droits fondamentaux.

Surpeuplement et risques sanitaires

Le document souligne que la hausse du nombre de personnes gardées à vue expose les détenus à des conditions de détention inhumaines. La promiscuité constitue en effet un facteur de risque, non seulement pour la sécurité physique des détenus, mais aussi pour leur santé mentale et corporelle, ainsi que celle du personnel de police.

Le Général OBAMI-ITOU alerte sur la nécessité de privilégier d’autres formes de privation de liberté, surtout pour les auteurs présumés de délits mineurs. « Des mesures alternatives devraient être accordées, à condition que soit assurée la garantie de représentation des mis en cause », précise-t-il.

Le rôle du procureur de la République réaffirmé

Le commandement rappelle également que toute prolongation de garde à vue doit désormais recevoir l’autorisation expresse du Procureur de la République. Cette exigence vise à renforcer le contrôle judiciaire sur les pratiques policières et à garantir le respect des normes légales.

Au-delà du désengorgement, l’instruction appelle à une attention particulière sur les conditions de détention et au respect strict des droits des personnes gardées à vue, notamment les mineurs.

La mesure est perçue comme un signal fort en faveur d’une police plus respectueuse des libertés individuelles et des engagements internationaux du Congo en matière de droits humains.

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