Société

UN ATELIER POUR RÉCONCILIER LES BESOINS DES COMMUNAUTÉS ET LES POLITIQUES PUBLIQUES

Pour mieux intégrer les besoins réels des populations dans les politiques publiques, un atelier d’analyse des plans d’actions communautaires et des plans de développement locaux s’est tenu sous l’impulsion du Centre d’Action pour le Développement (CAD), avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour la Démocratie. L’objectif est de replacer la santé, l’éducation et les infrastructures au cœur des priorités, loin des schémas nationaux imposés depuis Brazzaville.

Alors que le Plan National de Développement (PND) 2022-2026 de la République du Congo met l’accent sur la diversification économique et l’après-pétrole, sur le terrain, les préoccupations des populations restent bien plus élémentaires, accès à la santé, écoles fonctionnelles, routes praticables. C’est tout le sens de l’atelier organisé ce 11 juillet par le CAD (Centre d’Actioni pour le Développement) avec l’appui financier du Fonds des Nations Unies pour la Démocratie (FNUD).

Réunis autour d’un même constat, les participants issus de la société civile et de l’administration publique ont planché sur l’écart méthodologique et thématique entre les plans d’actions communautaires, pensés et rédigés avec les populations et les plans de développement locaux, souvent déclinés mécaniquement du PND sans tenir compte des doléances réelles.

« La priorité, ce n’est pas le numérique ou l’économie verte quand nos villages manquent encore d’électricité, de centres de santé ou d’enseignants », résume Aristide Bouity Tchibinda, conseiller départemental du Kouilou.
Dans cette région, comme ailleurs, les besoins de base dépassent largement les projections macroéconomiques. « Dans certaines écoles, deux enseignants assurent tout le cycle primaire. C’est intenable », alerte Guershom Gobouang, Responsable Programme Campagne et Plaidoyer.

L’approche défendue par le CAD et ses partenaires repose sur une logique inversée c’est à dire, partir des besoins exprimés par les communautés à travers des forums villageois et des cahiers de doléances, pour élaborer des plans d’actions communautaires qui puissent, ensuite, influencer les politiques locales et même nationales.

Les participants ont formulé plusieurs recommandations parmi lesquelles, renforcer la participation citoyenne, harmoniser méthodologies et outils de suivi, identifier les synergies pour financer et mettre en œuvre des réponses concrètes. À travers ce dialogue multi-acteurs, l’ambition est de faire entendre la voix des localités souvent oubliées.

Recent Posts

L’ACAT CONGO PRÉSENTE UN GUIDE POUR RENFORCER LES GARANTIES JUDICIAIRES EN GARDE À VUE

L’Association des chrétiens pour l’abolition de la torture au Congo (ACAT Congo), avec l’appui technique…

1 mois ago

DEPUIS SA CELLULE À OUESSO, JONAS FRED MAKITA DÉNONCE CE QU’IL QUALIFIE DE DÉNI DE JUSTICE

En détention à la maison d’arrêt de Ouesso,  Jonas Fred Makita affirme avoir adressé, le…

1 mois ago

BRACONNAGE : 3 TRAFIQUANTS D’IVOIRE LOURDEMENT CONDAMNÉS À DJAMBALA

Le Tribunal de grande instance de Djambala a condamné trois hommes reconnus coupables de braconnage,…

1 mois ago

POINTE-NOIRE : CONGO TERMINAL FRANCHIT UN CAP HISTORIQUE AVEC 99 MOUVEMENTS/HEURE

Congo Terminal annonce des performances inédites dans la manutention des grands navires au port de…

1 mois ago

KELLÉ, L’ELDORADO DES PROFESSIONNELLES DU SEXE

Kellé, localisé dans la Cuvette-Ouest à plus de 724 km au nord-ouest de Brazzaville, voit…

1 mois ago

LE PARTI DPC LANCE SA CAMPAGNE D’ADHÉSIONS ET VEUT STRUCTURER SA PRÉSENCE DANS LES 15 DÉPARTEMENTS

Le parti Debout Pour le Congo (DPC) a accueilli ce 19 juillet à Brazzaville de…

1 mois ago