Société

AUBEVILLE : LE CENTRE D’INSERTION DES JEUNES PRÊT À OUVRIR SES PORTES

Dans une interview accordée au média en ligne Brazza Net, le directeur général de l’Agence nationale d’insertion et de réinsertion sociale des jeunes, Hemery Patrick Akondjo Olandzobo, a annoncé que le centre d’insertion et de réinsertion des jeunes d’Aubeville, dans la Bouenza, est prêt à accueillir ses premiers pensionnaires. Ce centre pilote ambitionne d’accompagner les jeunes déscolarisés ou en conflit avec la loi vers une réinsertion sociale et professionnelle durable.

Images Brazza Net

Un an après sa prise de fonction à la tête de l’ANIRSJ, Hemery Patrick Akondjo Olandzobo a dressé un état des lieux des actions menées par son institution. Au cœur de ses priorités figure l’ouverture du centre d’insertion et de réinsertion d’Aubeville, présenté comme un projet stratégique du gouvernement en faveur de la jeunesse.

Selon le directeur général, le site dispose déjà des équipements nécessaires à son fonctionnement. « Aubeville est tout à fait prêt », a-t-il affirmé, précisant que les dortoirs, réfectoires, centre de santé intégré et centre de désintoxication sont déjà opérationnels.

Le centre, situé dans le département de la Bouenza, accueillera dans un premier temps 200 jeunes garçons avant d’atteindre sa capacité totale de 400 pensionnaires. L’établissement se distingue notamment par son unité d’addictologie destinée aux jeunes confrontés aux problèmes de dépendance.

Plusieurs filières de formation y seront proposées, notamment la menuiserie, l’agriculture, l’élevage, la boulangerie, la pâtisserie ou encore la soudure. « Les jeunes sortiront de là avec des métiers », a assuré Hemery Patrick Akondjo Olandzobo.

Face aux critiques assimilant parfois le centre à un lieu de détention, le responsable de l’ANIRSJ a rejeté ces accusations. « C’est différent, très loin de la prison », a-t-il insisté, évoquant un cadre doté d’infrastructures sportives et d’espaces de vie adaptés à la réinsertion des jeunes.

L’ouverture officielle du centre reste désormais liée au calendrier gouvernemental. Les autorités prévoient également un accompagnement post-formation afin de limiter les risques de récidive et favoriser l’insertion professionnelle des bénéficiaires.

🖋️ Article rédigé par Vivace MAMBOUANA

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