À la veille de la remise du Super Prix Grand Bâtisseur-Trophée Babacar Ndiaye 2026 au président guinéen Mamadi Doumbouya, le Premier ministre Amadou Oury Bah a détaillé les ambitions du programme Simandou 2040. Entre infrastructures, industrialisation et stabilité, le gouvernement guinéen veut faire du pays un futur hub économique régional.
La Guinée veut changer d’image et accélérer sa transformation économique. Dans un entretien accordé à des journalistes africains avant les Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) à Brazzaville, le Premier ministre Amadou Oury Bah a salué la distinction attribuée au président Mamadi Doumbouya par The Africa Road Builders.
Selon lui, ce prix récompense le leadership du chef de l’État dans la concrétisation du projet minier Simandou, longtemps considéré comme un rêve inaccessible. « Le Transguinéen qui a été réalisé ainsi, en moins de trois années, c’est une prouesse pharaonique », a-t-il déclaré.
Le programme Simandou 2040 ne se limite pas à l’exploitation minière. Il prévoit également la construction d’infrastructures stratégiques, notamment un port minéralier et un chemin de fer de 670 kilomètres destiné au transport des minerais, des marchandises et des voyageurs.
Pour le chef du gouvernement, ce vaste chantier marque une rupture historique pour la Guinée. « Nous pouvons réussir et nous avons fait le Simandou », a affirmé Amadou Oury Bah, estimant que cette dynamique redonne confiance au peuple guinéen après plusieurs décennies de difficultés économiques et d’instabilité.
À travers le programme Simandou 2040, les autorités ambitionnent de jeter les bases d’une industrialisation durable du pays. Routes, chemins de fer, infrastructures énergétiques, écoles, centres de santé et port en eau profonde figurent parmi les priorités annoncées pour les quinze prochaines années.
Le Premier ministre voit plus loin encore. « La Guinée des années à venir pourrait compter parmi les principaux pays émergents du continent africain », a-t-il soutenu, tout en insistant sur la nécessité de préserver la stabilité politique et sociale pour garantir le développement.
Amadou Oury Bah souhaite enfin que l’expérience guinéenne serve d’exemple au continent africain. « Le sous-développement n’est pas inscrit de manière irrémédiable comme un trait marquant de l’ADN des Africains », a-t-il conclu.
🖋️ Article rédigé par Vivace MAMBOUANA
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