Le gouvernement congolais a mis fin au contrat de cession de terres agricoles à des entreprises liées au Rwanda, signé en 2022. Motif évoqué : le non-respect des engagements contractuels par les partenaires concernés. Une décision qui met un point final à une polémique qui aura longtemps nourri les tensions.
Le contrat de cession de terres agricoles signé en 2022 entre la République du Congo et des entreprises rwandaises n’est plus. Jeudi 6 juin, le porte-parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungalla, a annoncé officiellement la fin de cet accord controversé, évoquant le non-respect des clauses fixées.
Selon le ministre, les entreprises concernées n’ont pas entamé les travaux requis dans le délai imparti, notamment celui fixé au 8 décembre 2024. Ce manquement a entraîné l’annulation pure et simple des autorisations. « Ce dossier est terminé », a déclaré Thierry Moungalla, précisant que la décision a été formellement notifiée aux partenaires.
Le contrat avait suscité une vive polémique dès son annonce. Des voix s’étaient élevées pour dénoncer une « braderie des terres » congolaises à des intérêts étrangers, en particulier rwandais. L’opposition politique y voyait une atteinte à la souveraineté nationale, tandis que la société civile exprimait sa crainte de voir les populations locales dépossédées de terres agricoles essentielles.
Cette affaire s’est déroulée sur fond de tensions régionales, notamment entre la RDC et le Rwanda, accusé de soutenir les rebelles du M23 dans l’est du Congo-Kinshasa. Brazzaville, bien qu’impliqué de façon distincte, a vu son accord observé de près par Kinshasa.
Dès juin 2023, plusieurs responsables congolais avaient tenté de rassurer l’opinion. Le ministre de la Coopération internationale, Denis Christel Sassou Nguesso, avait affirmé que les terres n’étaient pas « données aux Rwandais », mais simplement mises à disposition via un bail emphytéotique. Le Premier ministre Anatole Collinet Makosso était même descendu sur le terrain pour démentir la présence d’une délégation rwandaise en quête de parcelles.
La République du Congo possède environ 12 millions d’hectares de terres arables, mais seulement 5 % sont exploités. Alors que l’agriculture constitue la principale source de revenus pour la majorité de la population, toute tentative de cession ou de sous-utilisation des terres reste hautement sensible.
En mettant un terme définitif à ce contrat, Brazzaville espère clore un épisode tendu et restaurer la confiance sur la gestion foncière. La balle est désormais dans le camp des autorités pour définir une stratégie agricole nationale claire, durable et souveraine.
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