Réunis à Kintélé dans le cadre des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), responsables gouvernementaux, partenaires techniques et acteurs du secteur privé ont débattu des enjeux liés à la biodiversité et à la transition écologique en Afrique. Au centre des échanges, la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) a défendu une approche progressive conciliant exploitation pétrolière, compensation carbone et développement durable.
La biodiversité et la transition écologique ont occupé une place importante lors des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) organisées à Kintélé, au nord de Brazzaville. Le 27 mai, un panel de haut niveau a réuni membres du gouvernement, partenaires techniques, institutions internationales et acteurs du secteur privé autour des défis environnementaux du continent africain.
Parmi les principales interventions, celle du directeur général de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), Maixent Raoul Ominga, a particulièrement retenu l’attention. Face aux enjeux climatiques, le responsable de la SNPC a défendu une transition écologique progressive adaptée aux réalités africaines.
« Nous utilisons les énergies fossiles, mais nous avions le devoir d’accompagner le gouvernement pour faire les compensations carbone », a-t-il déclaré, rappelant que les activités pétrolières génèrent des émissions de gaz à effet de serre.
Le directeur général de la SNPC a également mis en avant les efforts engagés dans les projets de reboisement et de séquestration carbone. « Une forêt plantée sur 50 000 hectares, nous sommes aujourd’hui à plus de 4 000 hectares », a-t-il précisé, tout en appelant les autres groupes pétroliers africains à s’impliquer davantage dans la réduction des émissions polluantes.
Conscient des contradictions liées à l’exploitation des hydrocarbures, Maixent Raoul Ominga a reconnu la complexité du processus : « Je suis conscient que ce n’est pas toujours commode d’être de deux côtés. » Toutefois, il estime que cette démarche vise avant tout à construire « une solution pérenne » pour accompagner la transition énergétique.
Les échanges ont également porté sur les opportunités économiques liées aux emplois verts et à l’entrepreneuriat des jeunes. Réagissant à la formation de plus de 1 800 jeunes aux métiers de l’économie verte et de l’agroalimentaire, le DG de la SNPC a insisté sur la nécessité de structurer ces initiatives. « L’entrepreneuriat signifie que vous créez une structure qu’on appelle entreprise », a-t-il rappelé.
La ministre de l’Économie forestière, Rosalie Matondo, a pour sa part souligné la volonté du Congo de transformer localement ses ressources naturelles. « Nous sommes dans la logique de transformer davantage nos ressources naturelles sur le territoire national », a-t-elle affirmé.
À travers ce panel, les participants ont plaidé pour une responsabilité collective face aux enjeux climatiques, dans un contexte où biodiversité, développement économique et inclusion sociale deviennent désormais étroitement liés.
🖋️ Article rédigé par Vivace MAMBOUANA
Le gouvernement congolais, accompagné du président de la Banque arabe pour le développement économique en…
Longtemps dominée par la secrétaire générale sortante Louise Mushikiwabo et la candidate congolaise Juliana Amato…
Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a nommé Al Aminou Lô au poste de Premier…
Inauguré avec l’ambition de devenir une vitrine du patrimoine culturel national, le Musée national du…
En marge des Assemblées annuelles 2026 de la Banque africaine de développement (BAD), organisées autour…
Ministre conseillère à la Présidence de la République islamique de Mauritanie et envoyée spéciale auprès…