À l’occasion de la Journée africaine de lutte contre la corruption, célébrée le 11 juillet, le président de la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption (HALC) a appelé à une mobilisation de tous les acteurs de la société pour faire de l’intégrité une valeur partagée. Il a rappelé les engagements du gouvernement en faveur de la transparence et présenté plusieurs axes destinés à renforcer la prévention et la répression de la corruption.
À l’occasion de la Journée africaine de lutte contre la corruption, instituée par l’Union africaine en mémoire de l’adoption de la Convention sur la prévention et la lutte contre la corruption, la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption (HALC) a réaffirmé la détermination des pouvoirs publics à intensifier les actions contre ce phénomène qui fragilise la gouvernance et le développement.
Dans son adresse à la Nation, le président de la HALC a rappelé que le thème retenu cette année par l’Union africaine, « Intensifier la promotion de l’intégrité et la lutte contre la corruption sur le continent », constitue un appel à transformer les engagements en résultats concrets.
« La corruption est un fléau qui nous concerne tous. Elle n’est pas une abstraction lointaine réservée aux grands dossiers. Elle se vit au quotidien », a-t-il déclaré, évoquant notamment les pots-de-vin dans les administrations, les irrégularités dans les marchés publics, les pratiques observées dans les secteurs de l’éducation et de la santé, ainsi que leurs conséquences sur les populations les plus vulnérables.
Le responsable de la HALC a rappelé que le gouvernement entend renforcer les institutions de contrôle, accélérer la digitalisation des services publics, améliorer la transparence dans la gestion des finances publiques, protéger les lanceurs d’alerte et promouvoir l’éducation à l’intégrité dès le plus jeune âge.
Il a également souligné que le Premier ministre a renouvelé l’engagement des membres du gouvernement à procéder à la déclaration de leur patrimoine, tandis que la réforme de la fiscalité, fondée sur la digitalisation des procédures de recouvrement, doit contribuer à limiter les risques de corruption.
Par ailleurs, la HALC a annoncé la reprise prochaine, avec l’appui du Fonds monétaire international (FMI), de l’opération de déclaration des conflits d’intérêts. L’institution a également indiqué que le plan stratégique national de prévention et de lutte contre la corruption, élaboré avec l’appui de partenaires techniques, vient d’être validé par le Premier ministre.
En conclusion, le président de la HALC a appelé chaque citoyen à refuser les pots-de-vin, dénoncer les pratiques illicites via le numéro vert 1023 et promouvoir les valeurs d’honnêteté et de mérite. « La lutte contre la corruption n’est pas l’affaire exclusive des gouvernants. C’est un combat collectif qui ne se gagnera que par la responsabilité de chacun », a-t-il conclu.
🖋️ Article rédigé par Vivace MAMBOUANA
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