Depuis près de 72 heures, les résultats du baccalauréat général et technique ont été publiés, confirmant une nouvelle fois un taux de réussite particulièrement faible. Mais au-delà des chiffres, c’est surtout l’indifférence générale qui inquiète. Ce faible taux semble désormais banalisé et accepté par tous, élèves, parents, enseignants et pouvoirs publics.
Autrefois, un tel constat aurait provoqué un débat national. Aujourd’hui, le faible taux de réussite au baccalauréat au Congo-Brazzaville devient, d’année en année, une réalité presque banalisée.
Pourtant, les causes sont bien connues : la qualité de l’enseignement, les conditions socio-économiques précaires et l’inadéquation des programmes scolaires.
Le constat est implacable, le taux de réussite reste bas, même si des variations existent d’une année à l’autre et d’un département à l’autre. En 2023, le bac général affichait un taux de 44,50 %. Des chiffres qui traduisent une difficulté persistante à décrocher ce diplôme, pourtant sésame pour l’enseignement supérieur.
Les disparités dans la qualité de l’enseignement entre établissements publics et privés, entre zones urbaines et rurales, pèsent lourd. Manque de ressources, infrastructures vieillissantes, enseignants pas toujours bien formés, tout cela alourdit le quotidien de milliers de lycéens.
À cela s’ajoutent les réalités économiques, de nombreux élèves vivent dans des familles fragilisées par la crise, où étudier passe parfois après la survie quotidienne.
Autre problème, la pertinence des programmes. Pourquoi, en 2025, les terminales continuent-elles à étudier la Seconde Guerre mondiale sans que le lien avec le monde actuel soit clarifié ? Beaucoup s’interrogent sur l’adéquation de ces contenus avec un marché du travail qui exige des compétences concrètes.
Face à ces difficultés, la motivation s’effrite. Pour certains jeunes, l’absence de débouchés clairs après le bac décourage tout effort supplémentaire.
Mais tout n’est pas figé. Avec un sursaut politique, il serait possible de relever le niveau, mieux former les enseignants, instaurer un véritable soutien scolaire pour les élèves fragiles, adapter les programmes aux besoins actuels et diversifier les perspectives d’avenir.
Le défi est immense. Mais si rien ne change, le bac au Congo risque de rester un miroir d’un système éducatif en panne et d’un pays qui compromet l’avenir de sa jeunesse.
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