La République du Congo a officialisé le changement à la tête de son ministère des Affaires étrangères, de la francophonie et des Congolais de l’étranger. Jean-Claude Gakosso, onze ans durant gardien de la diplomatie congolaise, a solennellement transmis le flambeau à Constant Serge Bounda, diplomate chevronné aux solides états de service internationaux.
C’est dans une atmosphère empreinte d’émotion et de respect mutuel que s’est tenue la cérémonie de passation de service au ministère des Affaires étrangères, de la francophonie et des Congolais de l’étranger. Face aux ambassadeurs, aux cadres du ministère et aux représentants de la presse, deux hommes, deux générations d’une même maison diplomatique, se sont retrouvés pour tourner ensemble une page de l’histoire de la diplomatie congolaise.
Jean-Claude Gakosso a quitté ses fonctions avec la sérénité d’un homme accompli. En onze années à la tête de ce ministère régalien, il aura porté haut la voix du Congo aux Nations Unies, à l’Union africaine, à la Francophonie et dans de nombreux forums internationaux. « Je n’ai qu’un mot, c’est le mot gratitude », a-t-il sobrement déclaré, avant de rendre un hommage appuyé au président Denis Sassou Nguesso, qu’il a qualifié de « parangon de la fidélité ». Désormais, c’est vers le monde de la culture et des arts que le président le rappelle, lui qui avait déjà consacré treize années au ministère de la Culture avant de rejoindre la diplomatie.
Pour lui succéder, Constant Serge Bounda arrive avec un profil taillé pour le poste. Ancien représentant du Congo au sein du système des Nations Unies à New York, puis ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire en République du Mozambique, avec juridiction sur Madagascar, Maurice, les Seychelles, les Comores et le Malawi, il maîtrise les grands dossiers multilatéraux, ceux de la francophonie comme ceux de l’océan Indien. Polyglotte, il a même lancé quelques mots en portugais et en anglais lors de son discours, illustrant concrètement sa vision d’une diplomatie moderne et ouverte sur le monde.
Le nouveau ministre a affiché d’emblée ses ambitions : faire de la diplomatie congolaise un levier de développement au service du peuple, en phase avec le projet de société présidentiel pour le quinquennat 2026-2031. Un défi qu’il entend relever en mobilisant l’ensemble du capital humain du ministère.
🖋️ Article rédigé par LG LOUMIKOU
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