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Pris en flagrant délit de détention d’un bébé chimpanzé vivant, un homme d’une quarantaine d’années a été arrêté le 28 octobre à Nkayi, dans le département de la Bouenza. Le petit primate, une espèce intégralement protégée par la loi congolaise, a depuis été remis aux soins de l’Institut Jane Goodall.

Un cas de trafic d’espèce protégée a été déjoué le 28 octobre 2025 à Nkayi, dans le département de la Bouenza. Un individu âgé d’une quarantaine d’années a été interpellé par les services de la gendarmerie, en collaboration avec la Direction départementale de l’Économie forestière, alors qu’il détenait illégalement un bébé chimpanzé vivant qu’il s’apprêtait à vendre.

L’opération a bénéficié de l’appui technique du Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune sauvage (PALF). Selon les premières informations, le présumé trafiquant, de nationalité congolaise, a reconnu les faits dès son interpellation. Il est accusé de détention, de circulation et de tentative de commercialisation d’une espèce animale intégralement protégée.

D’après les services compétents, le bébé chimpanzé aurait été capturé il y a plus de deux mois dans la forêt du district de Kindamba, dans le département du Pool. Maintenu en captivité, le jeune primate âgé d’environ six mois a souffert de la privation de liberté, de l’exposition prolongée au soleil et de mauvais traitements.

Le contrevenant devra répondre de ses actes devant la justice. Il encourt une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme et une amende maximale de cinq millions de francs CFA, conformément aux dispositions de la loi n°37/2008 du 28 novembre 2008 sur la faune et les aires protégées.

L’animal, saisi lors de l’arrestation, a été confié à l’équipe de l’Institut Jane Goodall au sanctuaire de Tchimpounga, dans le département du Kouilou. Il y recevra des soins spécialisés avant d’être, à terme, réintroduit dans son milieu naturel.

Les chimpanzés partagent avec l’humain une étonnante proximité cognitive et sociale : ils utilisent plus de trente sons différents et une riche palette de mimiques et de postures. Mais ces grands primates sont aujourd’hui gravement menacés de disparition, principalement à cause du braconnage, du trafic d’animaux sauvages et de la destruction de leurs habitats due à l’exploitation forestière et agricole.

En République du Congo, cette espèce bénéficie d’une protection intégrale, en vertu de l’arrêté n°6075/MDDEFE/CAB du 9 avril 2011. L’article 27 de la loi précitée interdit formellement « l’importation, l’exportation, la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées », sauf dérogation accordée pour la recherche scientifique ou la reproduction.

Cette arrestation rappelle l’importance du renforcement de la lutte contre la délinquance faunique et la nécessité de sensibiliser les populations rurales sur les enjeux de la conservation de la biodiversité, patrimoine commun de la nation et du monde.

🖋️ Article rédigé par Vivace MAMBOUANA

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Journaliste Reporter d'images, Correspond France 24

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