Au sortir de l’audience que lui a accordée la ministre de l’Enseignement supérieur, le Secrétaire général du CAMES, le Pr Souleymane Konaté, a livré une analyse sans détour des défis de l’université africaine. En marge du forum organisé à Brazzaville, il a salué la vision portée par les autorités congolaises en faveur d’un enseignement supérieur tourné vers l’employabilité, l’innovation et la résolution des problèmes de la société.

Le Secrétaire général du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), Souleymane Konaté, s’est exprimé au sortir de l’audience que lui a accordée la ministre de l’Enseignement supérieur, dans le cadre de sa mission officielle en République du Congo.
Invité à participer au forum organisé par l’Université Denis Sassou-Nguesso, le responsable du CAMES a salué la vision portée par les autorités congolaises en faveur d’une université africaine d’excellence, autonome et tournée vers la résolution des problèmes de la société.
Au cœur des échanges : la question de l’employabilité des diplômés. Pour le Pr Konaté, l’université africaine ne peut plus se limiter à former des diplômés sans débouchés. « L’université d’aujourd’hui doit répondre aux besoins réels de la société et du monde du travail », a-t-il affirmé.
Face à la massification de l’enseignement supérieur et à des taux d’employabilité jugés préoccupants, il appelle à un partenariat structuré entre universités et secteur productif, tant pour l’adaptation des formations que pour la diversification des sources de financement. « L’université ne doit pas devenir une fabrique de chômeurs », a-t-il prévenu.
Sur le plan institutionnel, le Secrétaire général du CAMES a annoncé que le prochain Conseil des ministres de l’organisation se tiendra au Gabon, après la session précédente organisée à Conakry.
🖋️ Article rédigé par Vivace MAMBOUANA












