En s’imposant 2-0 face au Ferroviário de Maputo au stade Alphonse Massamba-Débat, l’AS Otoho a décroché son billet pour la phase de groupes de la Coupe de la Confédération. Une victoire sportive qui contraste avec la crise profonde que traverse le football congolais, paralysé par la fermeture des stades.

L’air vibrait de fierté et de soulagement, dimanche 26 octobre 2025, au stade Alphonse Massamba-Débat. L’Association Sportive Otoho d’Owando a offert au public congolais un moment de bonheur en dominant les Mozambicains du Ferroviário de Maputo (2-0). Un succès qui propulse le club nordiste en phase de groupes de la Coupe de la Confédération de la CAF, symbole d’une persévérance dans un contexte national particulièrement tendu.
Dès les premières minutes, les hommes de Sekou Seck ont affiché une supériorité tactique et un engagement total. Malgré plusieurs occasions manquées, la délivrance est venue dans les arrêts de jeu de la première période, lorsqu’un penalty transformé avec calme par Prince Mouandza Mapata a ouvert la voie à la qualification (1-0). Cinq minutes après la reprise, le défenseur international Charles Atipo Kondé a doublé la mise d’une frappe précise (2-0), scellant le sort de la rencontre.
Mais derrière cette performance se cache une inquiétude grandissante : l’avenir immédiat du football congolais. Privés de championnat en raison de la fermeture des stades par le ministère des Sports, les joueurs d’Otoho manquent de compétition nationale pour entretenir leur rythme et leur cohésion.
« La situation est compliquée. Nous devons rester compétitifs, mais sans championnat, c’est difficile », a confié l’entraîneur Sekou Seck après le match.
Certains observateurs estiment même que le club pourrait solliciter des équipes voisines du Gabon, de la RDC ou du Cameroun pour organiser des rencontres amicales ou intégrer provisoirement leurs compétitions. Une idée audacieuse, mais qui en dit long sur la gravité de la situation.
Cette qualification, bien plus qu’un succès sportif, résonne comme un cri du cœur pour un football national en manque de repères. L’AS Otoho vient de prouver qu’avec du travail et de la discipline, l’espoir demeure possible même au milieu du silence des stades fermés.
🖋️ Article rédigé par Vivace MAMBOUANA







