Réunis à Brazzaville pour célébrer les deux ans du congrès de « l’unité retrouvée », les militants de l’Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki) ont appelé leur président, Joseph Badiabio, à se porter candidat à la présidentielle de mars 2026. Une sollicitation à laquelle l’intéressé répond par une temporisation calculée.

Le méga-meeting organisé à l’esplanade du lycée Pierre Savorgnan de Brazza, à l’occasion du deuxième anniversaire du congrès de « l’unité ayant remis sur les rails » l’UDH-Yuki, a servi de tribune à un appel appuyé à la candidature de Joseph Badiabio. Militants, sages, femmes et jeunes du parti ont unanimement invité leur président à entrer dans la course à la magistrature suprême prévue en mars 2026.
Présenté par le fondateur du parti, feu Guy-Brice Parfait Kolélas, comme le « Maléla ma Congo », Joseph Badiabio est perçu par sa base comme l’héritier naturel de la ligne politique de l’UDH-Yuki et comme un potentiel porteur de l’alternance au sommet de l’État. Les intervenants ont dressé un tableau critique de la situation socio-économique du pays, évoquant la précarité persistante et le décalage entre les promesses publiques et le quotidien des Congolais.
Face à cet appel, le président de l’UDH-Yuki a choisi de ne pas trancher. Tout en saluant la confiance placée en sa personne, il a conditionné toute déclaration officielle à la réunion de « conditions permissives d’une élection libre, transparente et équitable ». Une position prudente, mais accompagnée d’un discours politique offensif, critiquant l’inefficacité des politiques publiques actuelles et présentant les grandes lignes de son projet de société, intitulé Le plan parfait pour la renaissance du Congo (PPRC).
Ce choix de temporisation alimente désormais les interrogations. Pour certains, Joseph Badiabio adopte une stratégie responsable ; pour d’autres, ce suspense, à l’approche de l’échéance électorale, pourrait se transformer en occasion manquée. Une chose est sûre : à l’UDH-Yuki, l’attente reste forte et le débat ouvert.













