Réunis en session administrative et budgétaire au mois d’octobre, les députés ont examiné 10 des 15 affaires soumises à leur appréciation. Au centre des débats, l’adoption du budget de l’État, exercice 2026, évalué à plus de 2 500 milliards de francs CFA, présenté comme un instrument stratégique pour accélérer la diversification de l’économie et améliorer les conditions de vie des populations.

La 10ᵉ session administrative et budgétaire de Assemblée nationale s’est achevée sur un bilan marqué par l’examen de dix affaires, sur les quinze inscrites à l’ordre du jour. Cinq dossiers ont été renvoyés à une prochaine session, tandis que plusieurs textes majeurs ont été débattus et adoptés, dont la loi des finances pour l’exercice 2026.
Présentant les chiffres clés du budget, le deuxième secrétaire de l’Assemblée nationale, Pascal Leyinda, a indiqué :
«Le budget de l’Etat-exercice 2026 a été arrêté à la somme de 2.550.540 millions de francs CFA en recettes et à 2.270.167 millions de francs CFA en dépenses.
Ce budget dégage un excédent budgétaire estimé à 280.373 millions de francs CFA. Le déficit de trésorerie est de 921.867 millions de francs CFA.»
Ces données traduisent, selon le parlement, une volonté de concilier prudence budgétaire et ambition de développement. L’excédent budgétaire annoncé contraste toutefois avec un déficit de trésorerie important, révélant les contraintes financières auxquelles l’État devra faire face dans la mise en œuvre de ses politiques publiques.

Pour le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, l’adoption de cette loi des finances constitue un signal politique fort. Il estime qu’elle permettra au gouvernement d’intensifier la diversification de l’économie nationale et de répondre aux attentes sociales.
«Dans un contexte caractérisé par l’impératif d’accélérer la diversification de l’économie nationale, améliorer durablement l’accès des populations à l’eau et à l’électricité, assurer une éducation et des soins de santé de qualité et accélérer le développement communautaire, la loi des finances 2026 prévoit des mécanismes de financement porteurs. Cette loi des finances repose sur des projections prudentes, mais porteurs d’espoir, en même temps qu’elle est une vision globale et assurée du développement. Ce budget est un budget de courage politique. Le budget de l’exercice 2026 traduit une option politique forte, celle d’investir dans les secteurs qui transforment durablement la vie de nos populations.»
Au-delà de l’adoption du budget, cette session a également été marquée par des ajustements internes au Parlement. Peu avant la clôture des travaux, les députés ont tenu une séance plénière consacrée au réaménagement des membres de certaines commissions permanentes, une démarche visant à renforcer l’efficacité et la dynamique du travail parlementaire.
Avec l’examen de plusieurs affaires d’intérêt national et l’adoption du budget 2026, la 10ᵉ session administrative et budgétaire s’inscrit comme un moment clé de la vie institutionnelle. Elle ouvre la voie à une nouvelle année budgétaire placée sous le signe de la diversification économique, du développement communautaire et de l’amélioration des services sociaux de base.
🖋️ Article rédigé par Vivace MAMBOUANA







