La mort de Raviet Celvic N’TSIANTSIE, dit Xi Tsiang, cadre de la Force Montante Congolaise et militant actif du Parti Congolais du Travail à Mfilou, suscite une vive émotion à Brazzaville. Disparu pendant plusieurs jours avant que son corps ne soit retrouvé sans vie, ce drame soulève de nombreuses interrogations sur les circonstances exactes de son décès, dans un contexte politique local marqué par de fortes tensions.

Brazzaville est encore sous le choc. La disparition puis la découverte sans vie de Raviet Celvic N’TSIANTSIE, plus connu sous le nom de Xi Tsiang, ont provoqué une onde de stupeur bien au-delà du quartier Mfilou, dans le septième arrondissement de la capitale congolaise. Cadre local de la Force montante congolaise (FMC) et militant actif du Parti Congolais du Travail (PCT), l’homme était porté disparu depuis quatre jours lorsque son corps a été retrouvé dans un état jugé préoccupant, avant d’être identifié à la morgue municipale de Brazzaville.
Selon les informations disponibles, Xi Tsiang avait quitté son domicile à Mfilou pour assister à une veillée. Son silence prolongé avait rapidement inquiété sa famille, ses proches et ses camarades politiques. Un communiqué officiel annonçant sa disparition inquiétante avait alors été diffusé, appelant à la mobilisation des services de sécurité et à l’ouverture d’une enquête pour retrouver ce père de famille, également responsable de la gare ferroviaire CFCO de Brazzaville.
La situation a basculé dans le drame lorsque son corps sans vie a été retrouvé, puis identifié à la morgue municipale. À ce stade, les circonstances exactes de la découverte demeurent floues. Des zones d’ombre persistent, notamment sur le lieu précis où la dépouille a été retrouvée, les causes réelles du décès et les conditions dans lesquelles le corps a été transporté.
Dans un communiqué nécrologique, la direction de la Force Montante Congolaise a confirmé le décès et appelé au calme, tout en demandant aux militants d’attendre les conclusions de l’enquête ouverte par le procureur de la République. Une position officielle qui n’a toutefois pas suffi à apaiser les inquiétudes ni à freiner les spéculations.
ENTRE ÉMOTION, COLÈRE ET SUSPICIONS

À Mfilou, quartier où Xi Tsiang était connu pour son engagement politique et son activisme sur le terrain comme sur les réseaux sociaux, l’émotion s’est rapidement mêlée à la colère. De nombreux habitants et militants s’interrogent sur la possibilité d’un règlement de comptes, voire d’un assassinat à caractère politique, dans un contexte local décrit par plusieurs observateurs comme tendu.
Ces dernières semaines, des rivalités internes et des affrontements verbaux entre différentes sensibilités politiques avaient été signalés dans la zone. Certains proches évoquent un climat délétère, alimenté par des querelles d’influence et des positionnements antagonistes à l’approche des échéances électorales à venir.
Face à la gravité des faits, la famille du défunt, soutenue par une partie de l’opinion publique, réclame une enquête approfondie, indépendante et transparente. Pour beaucoup, seule une clarification rapide et crédible permettra d’éviter que cette affaire ne devienne un symbole supplémentaire de l’insécurité politique et sociale dénoncée par plusieurs acteurs de la société civile.
La mort brutale de Raviet Celvic N’TSIANTSIE dépasse désormais le cadre d’un fait divers. Elle pose la question de la protection des acteurs politiques locaux, du climat de violence latent dans certains quartiers de Brazzaville et, plus largement, de la capacité des institutions à faire toute la lumière sur des crimes aux ramifications potentiellement sensibles.
En attendant les conclusions des autorités judiciaires, une certitude demeure : à Mfilou comme ailleurs, la disparition tragique de Xi Tsiang laisse une famille endeuillée, des militants sous le choc et une opinion nationale en quête de vérité.















