samedi, janvier 17, 2026
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Du 12 au 16 janvier 2026, Brazzaville accueille un séminaire de haut niveau sur la politique et la régulation des technologies numériques. Organisée par l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE), la rencontre réunit autorités publiques, régulateurs, opérateurs, banques et experts internationaux autour des défis liés aux données, à l’intelligence artificielle, à la finance numérique et aux technologies satellitaires.

Brazzaville est, durant cinq jours, le théâtre d’une réflexion stratégique sur l’avenir numérique de la République du Congo. À l’initiative de l’ARPCE, un séminaire consacré à la politique et à la régulation des technologies numériques : stratégie et enjeux pour la République du Congo se tient à l’hôtel Hilton (Tours jumelles).

À l’ouverture des travaux, le directeur général de l’ARPCE, Louis Marc Sakala, a souligné l’urgence pour le pays de se positionner face aux mutations technologiques rapides. « Les données sont devenues le nouvel or et l’intelligence artificielle redéfinit les limites du possible. La question n’est plus de savoir si ces transformations auront lieu, mais comment nous allons les piloter », a-t-il déclaré.

Axée sur la construction d’une économie numérique souveraine, le régulateur a plaidé pour une régulation « intelligente, anticipatrice et adaptée aux réalités congolaises ».
« Les technologies émergentes avancent plus vite que notre capacité à les réguler. Nous avons fait le choix d’agir », a insisté Louis Marc Sakala, appelant à une coordination renforcée entre institutions publiques.

Durant le séminaire, les participants examinent plusieurs thématiques majeures, notamment l’encadrement de l’intelligence artificielle, la régulation de la finance numérique et de la blockchain, le développement du commerce électronique, la protection des données personnelles et l’intégration des technologies satellitaires, en particulier les satellites LEO.


Pour enrichir les échanges, l’ARPCE a convié des experts internationaux, dont le professeur David Restrepo (HEC Paris) et le professeur Grégory Levkovits (Université libre de Bruxelles), ainsi que des spécialistes des technologies satellitaires. « Il n’existe pas de modèle unique. Chaque pays doit s’inspirer des expériences internationales tout en construisant un cadre réglementaire conforme à ses réalités », a rappelé le directeur général de l’ARPCE.

Présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, Léon Juste Ibombo, a salué l’initiative et souligné la portée stratégique du séminaire. Pour le membre du gouvernement, « le numérique, l’intelligence artificielle et les technologies émergentes redéfinissent les équilibres de pouvoir et interrogent les fondements mêmes de la souveraineté publique », rendant indispensable une réponse politique « lucide, cohérente et responsable ».

Les conclusions attendues de ces travaux devraient alimenter la stratégie nationale de l’intelligence artificielle, actuellement en cours d’élaboration, et contribuer à la mise en place d’un cadre réglementaire harmonisé, à même de favoriser l’innovation tout en protégeant les citoyens et l’économie nationale.

🖋️ Article rédigé par Vivace MAMBOUANA

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Journaliste Reporter d'images, Correspond France 24

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