Une trentaine d’apprenants en techniques de reportage ont effectué une descente pédagogique au port public de Brazzaville. Objectif : comprendre les activités liées à l’économie bleue et identifier de nouveaux angles de reportage encore peu présents dans les rédactions congolaises.
Les journalistes en formation au reportage ont poursuivi cette semaine leur immersion sur les questions liées à l’économie bleue. Après plusieurs jours de cours théoriques, les apprenants ont été conduits au port public de Brazzaville et sur le site Europe pour observer directement les activités économiques et environnementales qui s’y déroulent.
Encadrant la formation, M. Alexis de la Rivière a rappelé que ce module vise à combler un manque réel dans le paysage médiatique national. « L’économie bleue n’est presque pas traitée dans nos rédactions, faute de connaissances. Nous avons donc tenu à initier les journalistes à ce concept et à les amener sur le terrain pour qu’ils puissent identifier des sujets concrets », explique-t-il.
Sur le terrain, les participants ont pu distinguer les pratiques relevant d’une économie bleue durable de celles qui demeurent informelles. L’une des participantes note notamment la différence entre les activités observées au port de Yoro, marquées par la présence d’ordures jetées dans l’eau, et celles du Terminal à bois du Congo (TBC), davantage structurées. « Là-bas, on voit clairement que certaines pratiques détruisent l’écosystème. Ici, nous comprenons mieux ce que signifie une économie bleue durable », souligne-t-elle.
Cette descente a également permis d’évaluer les conditions de sécurité au sein du port. Certains acteurs portent des équipements de protection, comme des gilets, tandis que d’autres exercent les mêmes activités sans aucune mesure de sécurité, relèvent les participants.
Pour beaucoup, cette formation représente une opportunité d’améliorer leurs compétences. « Je voulais apprendre les techniques de base du reportage et comprendre comment traiter de nouveaux sujets comme l’économie bleue », confie un apprenant.
À l’issue de la visite, les futurs journalistes repartent avec plusieurs pistes d’angles pour leurs prochains reportages, convaincus de la nécessité d’intégrer davantage les questions maritimes et environnementales dans le traitement de l’information au Congo.





