À quelques jours de l’élection présidentielle, les confessions religieuses légalement représentées au Congo ont organisé à Ouenzé un culte interreligieux pour appeler à la paix, à l’unité nationale et au bon déroulement du scrutin des 12 et 15 mars.

À l’approche de l’élection présidentielle prévue les 12 et 15 mars prochains, les responsables des principales confessions religieuses du pays se sont réunis dans le 5ᵉ arrondissement de Brazzaville, Ouenzé, pour un culte interreligieux placé sous le thème : « La paix, une volonté de Dieu et un gage pour le développement du Congo ».
Organisée au gymnase du Lycée de la Révolution, la cérémonie a rassemblé catholiques, évangélistes, kimbanguistes, salutistes, musulmans, églises de réveil, pentecôtistes, ainsi que d’autres communautés religieuses. Tous ont prié pour la stabilité du pays et le bon déroulement du processus électoral.
Réunies au sein de la Plateforme religieuse de soutien aux acquis de la paix en République du Congo, ces confessions ont imploré la grâce divine pour préserver la paix sur l’ensemble du territoire national, avant, pendant et après le scrutin.
Un appel solennel à la culture de paix
Clôturant le culte, le président bishop Eugène Bruno Ngueouya a rappelé que le message délivré traduisait la volonté commune des confessions religieuses de consolider la paix au Congo. Il a exhorté la population à privilégier la culture de paix, présentée comme une condition essentielle au développement socioéconomique du pays.
Dans une déclaration solennelle, les responsables religieux ont appelé à la protection des autorités nationales et de l’ensemble de la population, tout en demandant l’établissement d’une paix durable sur toute l’étendue du territoire.
Le moment symbolique de la cérémonie a été marqué par la remise du drapeau national tricolore vert-jaune-rouge au ministre présent, en signe d’unité nationale.
Des messages de reconnaissance et d’engagement
Prenant la parole à son tour, Juste Désiré Mondelé, directeur local de campagne du candidat Denis Sassou N’Guesso à Ouenzé 1, a salué l’initiative des cultes pour la paix organisés dans les quinze départements du pays. Il a exprimé sa reconnaissance à la députée-maire de Kintelé, Stella Sassou N’Guesso, présentée comme l’initiatrice de ces moments de communion.
S’appuyant sur des références bibliques, coraniques et des proverbes issus des traditions africaines, il a insisté sur la nécessité de rechercher la paix comme un impératif spirituel et civique.
« Aucun développement ne peut s’enraciner dans la division », a-t-il souligné, rappelant que la stabilité demeure un préalable à tout progrès économique et social.
La paix comme responsabilité collective
Les intervenants ont insisté sur le fait que la paix ne se décrète pas, mais se construit au quotidien à travers les attitudes, les paroles et les comportements des citoyens. Ils ont invité les fidèles à faire de leurs lieux de culte des espaces d’éducation à la tolérance, au respect mutuel et à l’amour du prochain.
À l’approche d’un scrutin jugé déterminant, cette célébration interreligieuse s’inscrit dans une dynamique d’apaisement du climat sociopolitique. Elle traduit la volonté des leaders religieux de jouer un rôle actif dans la consolidation du vivre-ensemble et la préservation de la cohésion nationale.
🖋️ Article rédigé par Vivace MAMBOUANA











