Le ministère de l’Environnement, du Développement Durable et du Bassin du Congo a organisé, à Brazzaville, un atelier consacré à la mise en place de la Direction de la Cartographie et de la Gestion des Données Environnementales. Une initiative stratégique destinée à améliorer la gouvernance environnementale et à préparer la création prochaine de l’Agence nationale de l’environnement.

Dans le cadre du renforcement de ses capacités techniques, le ministère de l’Environnement, du Développement Durable et du Bassin du Congo a réuni, du 30 octobre au 1er novembre à Brazzaville, les cadres de ses services centraux pour un atelier consacré à la mise en place de la Direction de la Cartographie et de la Gestion des Données Environnementales (DCGDE).
Cette rencontre, placée sous le signe de la modernisation et de la performance administrative, visait à doter cette nouvelle direction des outils et compétences nécessaires pour assurer une gestion efficace, intégrée et transparente des données environnementales sur l’ensemble du territoire national.
« La cartographie et la gestion des données environnementales constituent des leviers essentiels pour le suivi des politiques publiques, la planification du développement durable et la protection de nos écosystèmes », a rappelé la ministre Arlette Soudan-Nonault lors de la clôture des travaux.
Durant deux jours, les participants ont échangé sur les méthodes de collecte, de traitement et de diffusion des données environnementales, ainsi que sur la mise en place d’un système d’information géographique (SIG) adapté aux réalités du Congo. Ces discussions ont également permis de définir les missions et l’organisation interne de la DCGDE, appelée à jouer un rôle central dans la gouvernance environnementale du pays.
L’atelier s’inscrit dans une démarche collaborative et participative, associant les directions techniques du ministère, les experts en géomatique et en environnement, ainsi que les représentants d’organismes partenaires. Ensemble, ils entendent poser les bases d’un cadre institutionnel solide pour la gestion des données stratégiques liées aux ressources naturelles, à la biodiversité et aux risques environnementaux.

Cette initiative intervient dans un contexte marqué par la mise en œuvre progressive de la Loi n°35-2025 du 16 octobre 2025, portant création de l’Agence nationale de l’environnement (ANE). La nouvelle direction viendra ainsi appuyer les futures missions de cette agence, notamment en matière de suivi, de reporting et de planification des actions environnementales.
En clôturant les travaux, la ministre Arlette Soudan-Nonault a invité les cadres du ministère à « mettre à profit les connaissances acquises » pour relever les défis de la transformation numérique du secteur environnemental. Elle a également réaffirmé la volonté du gouvernement de faire du Congo un modèle en matière de gouvernance écologique dans le Bassin du Congo.
Par cette restructuration, le ministère franchit une nouvelle étape dans sa politique de modernisation administrative, tout en consolidant les fondations techniques nécessaires à une gestion durable et intégrée de l’environnement.
🖋️ Article rédigé par Vivace MAMBOUANA















