Les chefs d’État de la CEMAC sont réunis à Brazzaville en sommet extraordinaire pour examiner la situation économique et financière de la sous-région, dans un contexte international jugé incertain, malgré des indicateurs macroéconomiques en amélioration.

Les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) tiennent à Brazzaville un sommet extraordinaire consacré à l’évaluation de la situation économique et financière de la sous-région. Les travaux ont été ouverts par le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, président en exercice de la Conférence des chefs d’État.
Le chef de l’État congolais est revenu sur les efforts engagés par la CEMAC face aux crises récentes. « Il y a près de cinq ans, nous nous étions réunis par visioconférence pour définir des actions susceptibles de permettre à nos économies de se relever des effets néfastes de la pandémie de Covid-19 », a-t-il rappelé, soulignant l’importance de la solidarité régionale.

Évoquant la rencontre de Yaoundé en décembre 2024, Denis Sassou N’Guesso a indiqué que les dirigeants avaient alors évalué la situation macroéconomique de la Communauté et adopté des mesures destinées à renforcer la résilience des États membres. « Quatre ans plus tard, nous nous sommes retrouvés à nouveau à Yaoundé pour décider des mesures de consolidation de la résilience de nos États », a-t-il déclaré.
Le président en exercice de la CEMAC a relevé que ces efforts commencent à porter leurs fruits. « Aujourd’hui, nos économies enregistrent une croissance positive. L’inflation amorce un reflux appréciable et tend à revenir en dessous du seuil communautaire », a-t-il souligné. Toutefois, il a appelé à la prudence, estimant que « ces évolutions encourageantes ne sauraient être durablement préservées si elles venaient à être perturbées par l’instabilité du contexte mondial ».

Pour Denis Sassou N’Guesso, le sommet de Brazzaville doit permettre « un point d’étape lucide et responsable » sur l’application des décisions prises lors des précédentes sessions extraordinaires de 2016, 2021 et 2024. « Il nous incombe de réaffirmer notre volonté de mettre résolument en œuvre les recommandations qui seront issues des présents travaux », a-t-il insisté.
Enfin, le chef de l’État congolais a lancé un appel aux institutions financières internationales et aux partenaires bilatéraux. « J’en appelle à un engagement et à un accompagnement plus efficaces en soutien à nos efforts de développement », a-t-il déclaré, avant de proclamer l’ouverture officielle des travaux du sommet extraordinaire de la CEMAC.
🖋️ Article rédigé par Vivace MAMBOUANA














