lundi, mars 16, 2026

Le scrutin présidentiel organisé dimanche 15 mars au Congo s’est déroulé dans un climat globalement calme, mais marqué par la coupure du réseau téléphonique et de l’internet ainsi que par une affluence jugée timide dans plusieurs bureaux de vote de Brazzaville. Près de 2,5 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes pour départager sept candidats, dont le président sortant Denis Sassou-Nguesso, candidat à un nouveau mandat.

La journée électorale du 15 mars a été fortement marquée par l’interruption du réseau internet et des communications téléphoniques sur l’ensemble du territoire. Depuis l’aube et durant toute la journée, les Congolais ont été privés de ces moyens de communication, une situation qui a suscité diverses réactions parmi les habitants de Brazzaville.

Dans la capitale, plusieurs citoyens rencontrés ont exprimé leur incompréhension face à cette mesure. Certains y voient une décision sécuritaire liée au contexte électoral, tandis que d’autres dénoncent un manque de transparence dans le déroulement du processus.

Cette coupure a également compliqué la circulation de l’information et la communication entre observateurs, organisations de la société civile et journalistes, rendant difficile l’évaluation immédiate du déroulement du scrutin à l’intérieur du pays.

Des retards à l’ouverture de certains bureaux

Officiellement, les bureaux de vote devaient ouvrir à 7 heures du matin. Toutefois, dans plusieurs centres de vote de Brazzaville, les opérations ont accusé des retards. Dans certains cas, les premières opérations de vote n’ont réellement commencé qu’aux alentours de 8 h 30.

Ces retards ont été observés notamment dans certains centres du sud de la capitale, où les équipes électorales attendaient encore le matériel ou finalisaient l’installation des bureaux.

Malgré ces lenteurs, la situation est restée globalement calme dans les différents centres visités.

Dans plusieurs quartiers de Brazzaville, les électeurs se sont présentés au compte-gouttes devant les bureaux de vote. Que ce soit dans les zones réputées favorables au pouvoir ou dans celles considérées comme plus critiques, les longues files d’attente n’étaient pas au rendez-vous.

La question de l’abstention figurait pourtant parmi les préoccupations du camp présidentiel durant la campagne. Au cours des dernières semaines, les appels à la mobilisation se sont multipliés lors des meetings et rassemblements politiques.

Certains électeurs rencontrés affirment avoir voté pour accomplir leur devoir civique, tandis que d’autres ont préféré s’abstenir, estimant ne pas se reconnaître dans l’offre politique.

Au total, sept candidats étaient en compétition pour cette élection présidentielle, dont le président sortant Denis Sassou-Nguesso, âgé de 82 ans, qui brigue un nouveau mandat.

Cependant, l’élection s’est déroulée sans la participation de certains grands partis d’opposition qui n’ont pas présenté de candidats. Une partie de l’opposition dite radicale a même appelé au boycott du scrutin, dénonçant un processus qu’elle juge déséquilibré.

Conformément à la loi électorale congolaise, les bureaux de vote ont fermé à 18 heures et les opérations de dépouillement ont commencé dans la foulée.

Les résultats officiels du scrutin sont attendus dans les prochains jours. Si aucun candidat n’obtient la majorité absolue au premier tour, un second tour pourrait être organisé dans un délai de 21 jours après la proclamation des résultats.

En attendant ces annonces, les premières observations du déroulement du vote et les réactions des différents acteurs politiques devraient continuer d’alimenter le débat autour de ce scrutin présidentiel.

🖋️ Article rédigé par Vivace MAMBOUANA

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Journaliste Reporter d'images, Correspond France 24

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