mercredi, avril 1, 2026

Le Centre d’excellence d’Oyo pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique a officiellement remis au gouvernement congolais le rapport final du diagnostic du cadre légal et réglementaire du secteur. Un document stratégique qui met en lumière les défis structurels et propose des pistes concrètes pour accélérer la transition énergétique.

Le processus de modernisation du secteur énergétique congolais franchit une nouvelle étape. À Oyo, les autorités et les acteurs du secteur ont procédé à la remise officielle du rapport final sur le diagnostic des politiques et cadres réglementaires des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique en République du Congo.

Au nom du directeur général de l’énergie, le directeur de l’électricité et des ressources énergétiques a salué un travail « rigoureux et stratégique », réalisé dans un contexte marqué par plusieurs insuffisances structurelles. Parmi celles-ci figurent un cadre juridique obsolète, une planification encore peu intégrée du système électrique, ainsi qu’un marché des énergies renouvelables jugé peu attractif pour les investisseurs privés.

Le rapport met également en évidence l’absence de normes de qualité et la marginalisation des solutions énergétiques décentralisées, pourtant essentielles pour améliorer l’accès à l’électricité en zones rurales. Pour les autorités, ce document constitue désormais une véritable feuille de route pour orienter les décisions publiques et impulser des réformes adaptées.

« Ce rapport n’est pas simplement un document technique, mais un outil stratégique pour mieux comprendre les enjeux du secteur et prendre des décisions éclairées », a souligné le représentant de la direction générale de l’énergie.

Du côté du Centre d’excellence d’Oyo, commanditaire de l’étude, l’objectif était d’identifier les obstacles réglementaires freinant le développement des énergies renouvelables. Selon Royal Louembet, expert junior en énergie renouvelable, ces contraintes expliquent en grande partie l’inaccessibilité des technologies propres dans le pays.

Réalisée sur une période de 30 jours, l’étude a été enrichie par les contributions de plusieurs parties prenantes lors d’un atelier de restitution, garantissant ainsi la pertinence des recommandations formulées.

À terme, les autorités entendent s’appuyer sur ce diagnostic pour simplifier les procédures administratives, sécuriser les investissements privés et favoriser l’intégration progressive des énergies renouvelables dans le mix énergétique national.

Dans un contexte où l’économie congolaise reste fortement dépendante des hydrocarbures, ce rapport apparaît comme un levier stratégique pour diversifier les sources d’énergie et réduire l’empreinte carbone du pays.

🖋️ Article rédigé par Vivace MAMBOUANA

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Journaliste Reporter d'images, Correspond France 24

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