mercredi, avril 1, 2026

Face à un taux alarmant de jeunes filles mères dans la sous-préfecture de Goma Tsé-Tsé, autorités locales et organisations communautaires ont uni leurs efforts pour sensibiliser, former et redonner espoir à une cinquantaine de jeunes femmes sur les enjeux de santé sexuelle et reproductive.

Dans les localités rurales de Goma Tsé-Tsé, la réalité des jeunes filles mères demeure préoccupante. Entre grossesses précoces, abandon scolaire et manque d’information, de nombreuses adolescentes voient leur avenir compromis. Une situation qui expose davantage ces jeunes femmes aux infections sexuellement transmissibles (IST), au VIH/Sida et à diverses formes de vulnérabilité.

Pour inverser cette tendance, la sous-préfecture de Goma Tsé-Tsé, en collaboration avec le programme Je vis sans honte et plusieurs partenaires, a organisé une série d’activités de sensibilisation à destination des jeunes filles mères.

Au cœur de cette initiative, deux axes majeurs : la santé menstruelle et la planification familiale. Les participantes ont été formées sur le calcul du cycle menstruel, l’hygiène intime ainsi que les méthodes de contraception. « Il est essentiel d’informer nos filles pour éviter qu’elles ne reproduisent les mêmes erreurs », a souligné le docteur Lubanzi, médecin-chef du district sanitaire, insistant sur l’importance de la prévention.

Pour Rosaire Ndolo, coordonnatrice du programme Jeune fille au sein de Je vis sans honte, ces sessions vont au-delà de la simple transmission de connaissances. « Nous sensibilisons, informons et formons les jeunes filles pour qu’elles puissent prendre des décisions éclairées sur leur santé et leur avenir », a-t-elle expliqué. Un message bien reçu par les participantes, qui se disent désormais mieux outillées pour éviter les grossesses non désirées et envisager un futur différent.

Au total, plus de 50 jeunes filles mères ont bénéficié de cette formation. Outre les aspects sanitaires, des modules sur l’entrepreneuriat et l’autonomisation économique ont également été proposés. L’objectif : encourager ces jeunes femmes à devenir indépendantes et à ne plus dépendre exclusivement d’un partenaire.

« Avoir un enfant n’est pas la fin du monde. On peut se relever, apprendre un métier et se prendre en charge », a affirmé Francis Teda Paterna, chef de service des affaires sociales, appelant à une prise de conscience collective.

De son côté, l’autorité sous-préfectorale insiste sur la nécessité de structurer ces jeunes femmes en groupements afin de mieux les accompagner sur le long terme.

À Goma Tsé-Tsé, cette initiative marque ainsi un premier pas vers une transformation sociale durable, où chaque jeune fille peut espérer reprendre le contrôle de sa vie.

🖋️ Article rédigé par Vivace MAMBOUANA

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Journaliste Reporter d'images, Correspond France 24

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