mercredi, février 25, 2026

Les pays forestiers du bassin du Congo s’engagent dans une nouvelle phase de valorisation de leur capital naturel. À travers des feuilles de route nationales appuyées par la Banque mondiale, ils ambitionnent de transformer leurs ressources forestières en levier de financement climatique et de croissance durable.

Les six pays à haute couverture forestière et à faible déforestation du bassin du Congo, Cameroun, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Guinée équatoriale, Gabon et République du Congo viennent de se doter de feuilles de route stratégiques dédiées aux marchés carbone et au financement climatique.

Élaborés avec l’appui technique de la Banque mondiale, ces documents visent à structurer la participation de chaque État aux mécanismes internationaux de crédit carbone. L’objectif affiché est double : préserver les forêts du bassin du Congo, considérées comme un régulateur climatique majeur, tout en mobilisant de nouvelles ressources financières.

Les feuilles de route proposent des plans d’action adaptés aux réalités institutionnelles de chaque pays. Elles mettent l’accent sur le renforcement de la gouvernance, la coordination interinstitutionnelle et la mise en place de systèmes robustes de surveillance, de reporting et de vérification des réductions d’émissions.

Une attention particulière est portée à la création de mécanismes équitables de partage des bénéfices, afin d’assurer des retombées concrètes pour les communautés locales. Les documents insistent également sur la clarification des cadres juridiques et fiscaux liés aux crédits carbone, ainsi que sur l’implication du secteur privé.

Pour Chakib Jenane, directeur régional de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, cette démarche marque un changement de paradigme. Les forêts ne sont plus perçues uniquement comme des puits de carbone, mais comme de véritables actifs économiques capables de générer revenus, emplois verts et résilience climatique.

Si certains pays, comme le Gabon et la République du Congo, ont déjà expérimenté des initiatives pilotes dans le cadre des mécanismes Redd+ et des paiements fondés sur les résultats, d’autres se trouvent encore en phase préparatoire. La dynamique régionale vise ainsi à harmoniser les approches et à renforcer la crédibilité du bassin du Congo sur les marchés carbone internationaux.

À travers cette stratégie concertée, les États forestiers entendent capter une part plus significative des financements climatiques mondiaux, tout en consolidant leur rôle clé dans la lutte contre le changement climatique.

🖋️ Article rédigé par Vivace MAMBOUANA

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Journaliste Reporter d'images, Correspond France 24

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