En visite dans le district de Kinkala ce 8 avril, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et l’ambassade des États-Unis ont évalué l’impact du programme McGovern-Dole dans deux écoles. Entre accès à l’eau, repas scolaires et sensibilisation, élèves, parents et autorités témoignent des avancées concrètes sur le terrain.

Le Programme Alimentaire Mondial (PAM), accompagné de l’ambassade des États-Unis en République du Congo, s’est rendu le 8 avril dans deux établissements du district de Kinkala, dans le département du Pool : les écoles Soumouna et Jean Kimbembé. Objectif : constater les effets du programme McGovern-Dole, qui allie nutrition, éducation et amélioration des conditions d’apprentissage.
Sur place, les bénéficiaires n’ont pas caché leur satisfaction. « Nous vous exprimons notre profonde gratitude pour le soutien précieux que vous nous apportez. Celui-ci constitue pour nous une source de motivation. Il nous encourage à poursuivre nos études scolaires », a confié un élève de l’école primaire de Soumouna.
Les infrastructures réalisées, notamment les points d’eau, ont également changé le quotidien des communautés. « C’est une victoire… Les mamans étaient obligées de traverser la nationale pour aller chercher de l’eau, avec des risques d’accident. Aujourd’hui, l’eau est disponible sur place, potable, et les enfants en bénéficient directement », témoigne Paulin Koussoumana, Président des parents d’élève de l’école Jean Kimbembe de Kinkala.

Pour le gouvernement congolais, ce programme dépasse la simple distribution alimentaire. « Ce n’est pas qu’une simple distribution de repas. C’est un investissement stratégique dans l’avenir de notre jeunesse… Un enfant nourri est plus attentif, plus concentré et donc plus apte à réussir », a souligné Pitchou Prudence Banga Mboko, Directrice générale de l’Éducation de base.
Du côté américain, la chargée d’affaires par intérim, Amanda S. Jacobsen, a rappelé l’engagement de son pays : « Depuis 2001, les États-Unis ont fait don de plus de 100 millions de dollars… Les résultats sont clairs : la fréquentation scolaire a augmenté, démontrant qu’un simple repas peut ouvrir la voie à un avenir meilleur. »

Même satisfaction chez Catholic Relief Services (CRS), partenaire de mise en œuvre. « Nous avons réalisé beaucoup d’activités dans plus de 100 écoles… jardins scolaires, groupes d’épargne, infrastructures d’eau et d’assainissement. Nous travaillons pour que les élèves restent à l’école et réussissent », a indiqué le Dr Alemayehu Gebremariam Agena.
À travers ce programme, plus de 80 000 enfants bénéficient aujourd’hui de repas scolaires au Congo. Une dynamique qui, au-delà de l’éducation, contribue à renforcer la santé, la résilience des familles et le développement des communautés rurales.
🖋️ Article rédigé par Vivace MAMBOUANA




