mercredi, mai 13, 2026

À l’occasion de la troisième et dernière réunion du comité de pilotage du projet EarthRanger, tenue à Brazzaville, les autorités congolaises et leurs partenaires ont dressé un bilan globalement satisfaisant de cette initiative. Entre avancées technologiques, renforcement des capacités et défis à relever, le Congo entend poursuivre ses efforts en faveur d’une gestion durable de la biodiversité.

La cérémonie d’ouverture de cette session de clôture s’est déroulée le 14 avril 2026 à l’Hôtel Grand Lancaster, sous la présidence de la ministre de l’Environnement, Arlette Soudan-Nonault. Dans son allocution, la ministre a salué l’aboutissement d’un processus engagé depuis octobre 2022, tout en rendant hommage aux partenaires techniques et financiers ayant accompagné la République du Congo dans ce projet.

Financé notamment par le Fonds pour l’environnement mondial, Conservation International et l’Institut Allen pour l’intelligence artificielle, EarthRanger visait à transformer la gestion des aires protégées grâce à l’innovation. Le projet a été déployé dans plusieurs parcs stratégiques, notamment Odzala-Kokoua, Nouabalé-Ndoki et Conkouati-Douli, confrontés à des menaces persistantes telles que le braconnage, l’exploitation illégale des ressources ou encore les feux de brousse.

Selon la ministre, les résultats obtenus sont « particulièrement éloquents ». Le projet a permis la mise en place d’infrastructures modernes, la création d’un écosystème technologique intégré et le renforcement des capacités de collecte et d’analyse des données en temps réel. Ces outils ont considérablement amélioré la surveillance des aires protégées et la réactivité des équipes sur le terrain, notamment des éco-gardes.

Des exemples concrets illustrent ces avancées : des alertes générées par le système ont permis de déclencher des interventions rapides, conduisant à la saisie d’animaux capturés illégalement et à leur remise en liberté. Par ailleurs, l’identification de zones à risque a facilité une meilleure planification des opérations de terrain.

Au-delà de l’aspect technologique, EarthRanger a également instauré une nouvelle dynamique de gestion basée sur les données, tout en favorisant la coopération entre les institutions nationales, les partenaires internationaux et les acteurs locaux. La formation des éco-gardes et le partage d’expériences ont contribué à renforcer durablement les compétences humaines.

Intervenant à l’issue des travaux, Tabby, représentante du projet, a insisté sur la nécessité d’une approche intégrée. « La technologie est un outil essentiel, mais elle ne peut produire des résultats que si elle est accompagnée par l’implication des communautés, des gestionnaires de parcs et des autorités publiques », a-t-elle déclaré. Elle a également rappelé que la fin du financement ne signifie pas la fin des efforts, appelant à une continuité des actions dans le cadre de futurs programmes.

Si cette dernière réunion du comité de pilotage marque la clôture officielle du projet, elle ouvre également la voie à de nouvelles perspectives. Les discussions ont notamment porté sur la pérennisation des acquis, la maintenance des équipements, ainsi que l’intégration durable du système dans les politiques nationales de gestion des aires protégées.

Pour les autorités congolaises, cette initiative s’inscrit dans la vision du président Denis Sassou Nguesso, qui place la protection de l’environnement et le développement durable au cœur de son projet de société. Un cap que le Congo entend maintenir, en misant sur l’innovation et la coopération pour préserver son patrimoine naturel.

🖋️ Article rédigé par Vivace MAMBOUANA

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Journaliste Reporter d'images, Correspond France 24

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