Au lendemain de la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle des 12 et 15 mars 2026, le candidat du Mouvement républicain, Destin Gavet, a rejeté les chiffres officiels, dénonçant de nombreuses irrégularités et appelant à l’ouverture d’un dialogue national inclusif en vue d’une transition politique.

Face à la presse, Destin Gavet a livré une déclaration ferme, marquée par une contestation sans équivoque du processus électoral. Selon lui, le scrutin a été entaché de « violations répétées des principes de transparence et d’équité », ainsi que de « manœuvres ayant altéré la sincérité du vote ».
Le candidat affirme que les résultats proclamés par les autorités ne reflètent pas la volonté populaire. S’appuyant sur les données collectées par son équipe, il avance avoir obtenu des scores largement supérieurs à ceux annoncés officiellement. « Sur la base des procès-verbaux en notre possession, nous totalisons déjà 145 000 voix », a-t-il déclaré, évoquant une compilation réalisée à partir d’environ 1 500 bureaux de vote.
Des irrégularités dénoncées
Au cœur de ses accusations : des cas présumés de falsification de résultats, de bourrage d’urnes et d’intimidations d’électeurs. Destin Gavet évoque également des pressions exercées dans certaines localités, allant jusqu’à des menaces, selon ses propos.
Il pointe par ailleurs un faible taux de participation, estimé par son équipe à environ 35 %, qu’il attribue notamment à l’appel au boycott lancé par une partie de la diaspora congolaise, ainsi qu’à une perte de confiance des citoyens envers le processus démocratique.

Contrairement à d’autres candidats, Destin Gavet exclut tout recours devant la Cour constitutionnelle. Il justifie cette position par un rejet global du processus électoral. « Nous ne pouvons pas contester des résultats que nous considérons comme fondés sur le faux », a-t-il expliqué, estimant qu’un recours juridictionnel serait « inutile » dans ces conditions.
Un appel au dialogue et à une transition
Malgré ses critiques, le candidat insiste sur le caractère pacifique de sa démarche. « Notre combat est démocratique et républicain », a-t-il affirmé, rejetant toute forme de violence.
Il appelle ainsi à l’ouverture d’un dialogue national inclusif réunissant l’ensemble des forces politiques et sociales du pays. Objectif affiché : restaurer la confiance, refonder les institutions et préparer de nouvelles élections « libres, transparentes et équitables ».
Dans cette perspective, Destin Gavé propose la mise en place d’une transition politique. Celle-ci, selon lui, pourrait être conduite par les autorités actuelles dans un cadre réaménagé, avec un gouvernement doté de larges prérogatives pour organiser un nouveau scrutin.
Une volonté de « refondation »
Au-delà de la contestation électorale, le candidat inscrit sa démarche dans une ambition plus large de refondation nationale. Il plaide pour la libération des prisonniers politiques, le retour des exilés et une implication accrue de la diaspora dans la reconstruction du pays.
« Il ne s’agit pas de conquérir le pouvoir par des raccourcis, mais de reconstruire un État fondé sur la vérité et la justice », a-t-il déclaré.
En attendant d’éventuelles suites institutionnelles ou politiques, cette prise de position contribue à installer un climat de tension modérée dans la période post-électorale, où les appels au dialogue pourraient constituer un levier pour éviter une crispation durable.
🖋️ Article rédigé par Vivace Hophni BAYOKILA












