La ministre de l’Enseignement supérieur a présenté sa feuille de route axée sur la modernisation des universités congolaises, la digitalisation du système universitaire et l’amélioration de la qualité des formations. Une vision portée par l’ambition de renforcer le capital humain, considéré comme une priorité du projet de société du président de la République.

La Pr Delphine Édith EMMANUEL a décliné les grandes priorités de son action à la tête du Ministère de L’Enseignement Supérieur devant les responsables universitaires, enseignants-chercheurs, représentants syndicaux et acteurs du secteur. Dans son allocution, il a rappelé que « l’investissement dans le capital humain » constitue « la deuxième action prioritaire du projet de société du président de la République ».
Dès l’entame de son propos, la ministre a rendu hommage à la vice-présidente chargée des affaires académiques de l’Université Marien-Ngouabi, la professeure titulaire Yolande Bertrand Ofouémé, décédée brutalement. Il a salué une femme qui « faisait la fierté de la République du Congo, de l’université africaine et surtout des femmes congolaises ».
La Pr Delphine Édith emmanuel a ensuite réaffirmé son engagement à conduire les réformes du sous-secteur de l’enseignement supérieur. Parmi les missions assignées à son département figurent notamment la définition de la politique nationale d’enseignement supérieur, la supervision des universités publiques, l’accréditation des établissements privés et l’adéquation entre les formations universitaires et les besoins du marché du travail.
Face aux défis du secteur, il a insisté sur la nécessité d’actualiser certains textes jugés « devenus caduques » et de renforcer la gouvernance des établissements publics et privés. « La navigation des universités publiques et privées ne saurait se faire à vue, mais plutôt selon une planification rigoureuse », a-t-il déclaré.
Le membre du gouvernement a également placé la digitalisation au cœur des priorités, évoquant la connectivité en cours des universités Marien-Ngouabi et Denis Sassou Nguesso. Selon lui, cette interconnexion contribuera à « l’amélioration de la gestion et de la prise de décision ».
Sur le plan des infrastructures, le ministre a plaidé pour la construction et la réhabilitation des bâtiments universitaires, l’équipement des laboratoires et le développement des plateformes numériques. Il a enfin appelé les universités à diversifier leurs sources de financement à travers des partenariats et la mobilisation de fonds auprès des partenaires techniques et financiers.
🖋️ Article rédigé par Vivace MAMBOUANA











