Munies d’ustensiles de cuisine et scandant des slogans de protestation, plus d’une dizaine de femmes ont manifesté, le 11 juin à Brazzaville, sur le boulevard Alfred Raoul. Elles réclament la libération de leurs enfants qu’elles affirment détenus depuis plusieurs mois par la Direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP), sans explication officielle.

« Libérez nos enfants ! » C’est au cri de ce slogan que plus d’une dizaine de femmes ont occupé, dans l’après-midi du 11 juin, le boulevard Alfred Raoul à Brazzaville. Réunies sur l’une des principales voies menant à l’aéroport international Maya-Maya, elles réclamaient la libération de leurs enfants qu’elles disent détenus depuis plusieurs mois par la Direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP).
Munies de casseroles, marmites et autres ustensiles de cuisine, les manifestantes ont exprimé leur colère pendant plusieurs heures. Elles entendaient attirer l’attention des autorités sur une situation qu’elles jugent préoccupante.
Selon les informations recueillies sur place, les personnes concernées (leurs enfants ) auraient été interpellées puis maintenues en détention depuis plusieurs mois. Les manifestantes affirment ne disposer d’aucune information précise sur les raisons de leur arrestation ni sur leur situation actuelle.

Approchées par le journaliste Eliezer Mambou, plusieurs femmes ont préféré ne pas entrer dans les détails de l’affaire. Elles ont toutefois insisté sur leur volonté d’obtenir des réponses des autorités compétentes ainsi que le retour de leurs enfants auprès de leurs familles.
Le choix du boulevard Alfred Raoul n’est pas fortuit. Cette artère constitue l’un des principaux axes empruntés par les hautes autorités du pays. En s’y rassemblant, les manifestantes espéraient rendre visible leur revendication et porter leur message au plus haut niveau de l’État.
Cette manifestation a attiré l’attention de nombreux passants et automobilistes, curieux de comprendre les raisons de ce rassemblement. Malgré la tension perceptible, aucun incident majeur n’a été signalé.
Au moment où nous mettions sous presse, aucune réaction officielle n’a été enregistrée de la part des autorités concernant les revendications de ces femmes.
🖋️ Article rédigé par Vivace MAMBOUANA






