samedi, juin 27, 2026

Un homme a été interpellé le 26 juin à Dolisie, dans le département du Niari, pour détention, transport et tentative de commercialisation de deux pointes d’ivoire. Cette nouvelle arrestation illustre la poursuite des opérations de lutte contre le trafic des espèces animales protégées en République du Congo.

Les services de lutte contre la criminalité faunique ont procédé, le 26 juin, à l’interpellation d’un présumé trafiquant d’ivoire à Dolisie, dans le département du Niari. Le suspect a été surpris en flagrant délit alors qu’il détenait, transportait et tentait de vendre deux pointes d’ivoire provenant d’un éléphant, une espèce intégralement protégée par la législation congolaise.

L’opération a été menée par les éléments de la Région de gendarmerie du Niari, en collaboration avec la Direction départementale de l’Économie forestière, avec l’appui technique du Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage (PALF).

Selon les premiers éléments de l’enquête, les défenses d’éléphant auraient été ramenées des forêts du village 109, situé dans le district de Moutamba, avant d’être dissimulées à Dolisie dans l’attente d’un acheteur. Le mis en cause, âgé de plus de quarante ans, a reconnu avoir conservé ces ivoires à son domicile pendant plusieurs jours.

Poursuivi pour des faits réprimés par la loi sur la faune et les aires protégées, il sera présenté devant la justice congolaise. Il encourt une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme ainsi qu’une amende maximale de cinq millions de FCFA.

Cette interpellation s’inscrit dans le renforcement des actions menées par les autorités pour lutter contre le commerce illégal des produits de faune, considéré comme l’une des principales menaces pesant sur la biodiversité. La législation congolaise interdit notamment l’importation, l’exportation, la détention, le transit et la commercialisation des espèces intégralement protégées ainsi que de leurs trophées, sauf dérogation exceptionnelle accordée pour des besoins scientifiques ou de reproduction.

Cette nouvelle affaire intervient un mois après l’arrestation de sept présumés délinquants fauniques à Ewo, dans le département de la Cuvette-Ouest, où quatre peaux de panthère avaient été saisies. Leur procès doit s’ouvrir le 29 juin 2026 devant le Tribunal de grande instance d’Ewo, témoignant de la volonté des autorités de renforcer la répression des crimes liés à la faune sauvage.

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Journaliste Reporter d'images, Correspond France 24

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